Vous avez un syndrome de l’intestin irritable (SII)

Douleurs, ballonnements, diarrhée ou constipation : le syndrome de l’intestin irritable varie d’une personne à l’autre. Quand on ne sait plus quoi manger par peur de déclencher des symptômes, l’alimentation peut vite devenir une source de stress au quotidien.

Qu’est-ce que le SII ?

Le SII est un trouble de l’interaction intestin-cerveau qui peut affecter la sensibilité intestinale et le fonctionnement du tube digestif, entraînant des douleurs abdominales et des troubles du transit.

Le diagnostic repose sur des critères précis, notamment la présence de douleurs abdominales récurrentes associées à des modifications du transit. Il est posé par un médecin, généralement un gastro-entérologue, après une évaluation médicale permettant de rechercher d’autres causes éventuelles.

L’alimentation peut-elle aider ?

Pour de nombreuses personnes, l’alimentation peut contribuer à améliorer le confort digestif. Mais il n’existe pas d’alimentation type valable pour tout le monde.

Les symptômes ne sont pas toujours liés à une intolérance à un aliment précis. Les quantités consommées, la composition et la régularité des repas, ainsi que leur teneur en graisses ou en certains types de fibres, peuvent également influencer le confort digestif.

C’est pourquoi je préfère comprendre ce qui se passe réellement dans votre quotidien avant de proposer des ajustements : comment vous mangez aujourd’hui, à quels moments apparaissent les symptômes, et ce que vous avez déjà supprimé ou essayé.

Et l’alimentation pauvre en FODMAP ?

Les FODMAP sont des glucides fermentescibles qui peuvent être mal absorbés dans l’intestin et contribuer aux symptômes digestifs chez certaines personnes.

Une alimentation pauvre en FODMAP peut améliorer les symptômes du SII, mais elle ne convient pas à tout le monde et ne doit pas devenir une alimentation restrictive à long terme.

Le protocole comprend généralement trois étapes :

une phase de réduction : nous limitons temporairement certains aliments riches en FODMAP afin d’évaluer leur influence sur vos symptômes ;

une phase de réintroduction : nous réintroduisons progressivement les différentes familles de FODMAP pour identifier celles que vous tolérez et en quelles quantités ;

une phase de personnalisation : nous adaptons votre alimentation à votre tolérance pour retrouver le plus de variété possible tout en préservant votre confort digestif.

Cette démarche nécessite un accompagnement par un·e diététicien·ne formé·e au protocole FODMAP.

Cette expertise permet d’adapter les différentes étapes à votre situation, d’organiser les réintroductions et de préserver une alimentation suffisamment variée et équilibrée.

Je suis formée au protocole FODMAP de la Monash University, à l’origine de cette approche. Je vous accompagne à chaque étape, de la mise en place initiale aux réintroductions, jusqu’à la personnalisation de votre alimentation en fonction de votre tolérance.

Nous déterminons ensemble si cette approche est pertinente pour vous : elle n’est pas systématique et d’autres ajustements peuvent parfois suffire.

Mon accompagnement

En consultation, nous faisons le point sur vos symptômes, votre alimentation et les aliments que vous appréhendez, puis nous choisissons ensemble la démarche la plus adaptée. Vous repartez avec des priorités claires, que nous réévaluons au fil du suivi.

Nous pouvons notamment travailler sur :

vos symptômes : leur évolution, leur fréquence et leur lien éventuel avec les repas ;

vos habitudes alimentaires : rythme et organisation des repas, composition de l’alimentation, teneur en graisses et place des fibres ;

les aliments que vous appréhendez : faire le point sur vos évictions alimentaires et identifier les ajustements réellement utiles ;

l’approche FODMAP : déterminer si elle est adaptée à votre situation et vous accompagner à chaque étape, de la phase de réduction aux réintroductions ;

l’équilibre alimentaire : préserver une alimentation variée et veiller notamment à vos apports en fibres et en calcium ;

la coordination avec les autres professionnels de santé : si nécessaire, travailler en complémentarité avec votre médecin ou gastro-entérologue, ainsi qu’avec un·e psychologue ou d’autres professionnels formés aux approches adaptées au SII.

À lire aussi : Reflux gastro-œsophagien · Constipation chronique · Maladie de Crohn et RCH

Sources

SNFGE, Syndrome de l’intestin irritable (grand public) · Monash University, The Low FODMAP Diet, ressources scientifiques et pratiques sur le protocole FODMAP

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FAQ

Questions fréquentes

Tout ce que vous souhaitez savoir avant de commencer votre accompagnement.

Faut-il un diagnostic de SII pour consulter ?

Non, vous pouvez consulter directement, même si vous n’avez pas encore de diagnostic. Si vos symptômes n’ont jamais fait l’objet d’un avis médical, je vous encourage à en parler à votre médecin, en particulier si vous présentez des signes d’alerte, comme du sang dans les selles, une perte de poids inexpliquée, de la fièvre, une anémie ou des douleurs abdominales qui vous réveillent la nuit. Mon rôle est de vous accompagner sur le plan alimentaire, en complément du suivi médical.

Le protocole FODMAP est-il adapté à tout le monde ?
Faut-il manger plus de fibres quand on a un SII ?

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Syndrome de l’intestin irritable